On retrouve aujourd’hui, les pieds dans la neige, un des deux Belges de l’équipe, Noah Detalle, Junior 2ème année au sein du team. Il a débuté le vélo à l’âge de 10 ans d’une manière originale: “j’ai commencé le vélo grâce à une personne de mon entourage qui faisait du triathlon, j’ai adoré son vélo, un beau vélo de triathlon, mon but était d’avoir le même, ensuite je me suis inscrit au vélo club Ardennes auquel je suis toujours licencié et j’ai commencé la compétition. Ce qui m’a plu dans le cyclisme, c’est la compétition, le goût de l’effort et de toujours se surpasser et se transcender pour atteindre les objectifs, en étant plus jeune j’ai essayé le foot comme tout le monde mais ça ne m’a pas réussi.”

L’école ? “Ce n’est pas ce qui me passionne le plus, je suis actuellement en sixième secondaire (équivalent de la terminale générale) et je ne sais pas ce que je vais faire l’année prochaine, sûrement quelque chose en rapport avec le sport pour me permettre de me défouler, on verra bien mais en attendant je ne me plains pas car je dispose d’un emploi du temps aménagé de 26h par semaine qui me permet de pouvoir m’entraîner comme je veux.” et il faut dire qu’il dispose d’un beau terrain de jeu pour ses entraînements, “j’habite près du parcours de Liège Bastogne Liège, il m’arrive régulièrement de monter La Redoute.” Lui qui se considère comme un coureur polyvalent, il dispose déjà de bonnes références, 4x Champion de Belgique du CLM, 3ème du Chrono des Nations en 2019 et 9ème des jeux européens de la jeunesse de Bakou, “je suis bon rouleur, bon puncheur, j’essaye d’être bon partout,” un peu comme un coureur qu’il apprécie beaucoup, Wout Van Aert, belge lui aussi.

“Paris-Roubaix, c’est la plus belle course du monde, une vraie course de guerriers, c’est un combat d’homme à homme sur le pavé”

Noah Detalle

Paris-Roubaix comme rêve : “Mon rêve est de devenir coureur cycliste professionnel et de performer au niveau World-tour mais le summum serait de gagner Paris-Roubaix, c’est la plus belle course du monde, une vraie course de guerriers, c’est un combat d’homme à homme sur le pavé et c’est souvent le plus fort qui gagne à Roubaix.” et Noah est sur la bonne voie, à l’aise sur les pavés comme en atteste sa victoire sur Gand Wevelgem en 2019 chez les cadets, “j’ai gagné la course et les récompenses était en même temps que les pros et les juniors donc je suis monté sur le podium avec Alexander Kristoff, Quinn Simmons le champion du monde junior 2019 et Jonas Rutsch vainqueur dans la catégorie espoir, c’était juste magique.”

En ce qui concerne son hiver, il s’est bien passé, le confinement moins strict en Belgique ne l’a pas interrompu dans son entraînement, “j’ai pu continuer à m’entraîner sans problème en suivant les plans de mon entraîneur Alexandre Pacot, malgré un temps pas toujours clément du côté de Pepinster. J’ai également pu tester nos nouveaux vélos BMC, j’aime bien ce modèle il est très polyvalent, il me correspond bien.”

Son arrivée dans la structure s’est faite naturellement: “j’ai postulé, le jour même j’étais au téléphone avec Alexandre (Chenivesse, Manager du team) et deux semaines après j’étais en stage avec eux, ce qui fait que je connais déjà une partie du team.” On pourrait se dire qu’il y a une appréhension pour lui d’arriver dans une équipe étrangère mais pas du tout, “étant donné qu’il n’y a pas la barrière de la langue, c’est comme si j’étais dans une équipe Belge, en effet dans ma région le Français est la langue principale.” Pour la saison prochaine, il aura à cœur de performer sur les courses UCI avec l’équipe, et sur les classiques belges avec aussi l’ambition d’être sélectionné par l’équipe nationale belge pour participer aux championnats d’Europe et du Monde.