Maximilian Cushway : “je n’y croyais pas “

Rencontre aujourd’hui avec notre britannique Maximilian Cushway. Il va découvrir cette année la catégorie junior avec AG2R CITROËN U19 en étant licencié au Véloce Vannetais. Maximilian est un français d’adoption. “Je suis arrivé en France il y a maintenant 10 ans, j’ai donc eu le temps de m’adapter à la vie ici en Bretagne. C’est assez marrant la manière dont on s’est installé ici: en fait, on avait une maison de vacances en Bretagne, on y séjournait souvent. On est tombé amoureux du paysage et de l’environnement ici et donc au fil des années, on restait de plus en plus longtemps, on n’avait pas envie de retourner en Angleterre et un été on n’est pas reparti et on a décidé d’habiter ici. Par contre, les Anglais sont plus détendus que les Français (rire).”

Et le vélo dans tout ça ? 

Concernant le vélo, c’est une affaire de famille aussi pour Maximilian Cushway. “J’ai commencé en pupille 1, mon grand frère faisait du vélo donc je me suis dit pourquoi pas. Au début, j’en faisais juste pour faire des courses, je n’aimais pas m’entraîner. Puis par la suite, ma vision des choses a changé, j’ai compris qu’il fallait s’entraîner correctement pour pouvoir faire des résultats. Ce que j’aime dans le vélo, c’est de se préparer pour un objectif mais aussi de pouvoir se libérer l’esprit, ça évacue tout le stress et l’anxiété.

Et scolairement… 

Côté école, Maximilian suit un CAP Coiffure. “Coiffer les gens, c’est mon autre passion, ma formation est super. Le mardi, jeudi et vendredi, je fais de la pratique dans un salon, c’est vraiment quelque chose qui me plaît. En plus ma directrice m’a libéré mon mercredi pour que je puisse rouler. L’année prochaine, j’aurai fini mon CAP et j’aimerais bien continuer sur un BP coiffure mais l’emploi du temps est chargé. Je veux aussi continuer à faire du vélo en m’entraînant bien donc je ne sais pas ce que je vais faire l’année prochaine.

Une arrivée souhaitée dans l’équipe 

Rouleur-grimpeur, Maximilian Cushway nous raconte comment s’est passé son arrivée dans l’équipe. “C’était assez marrant, j’ai postulé en début de saison. Après ma deuxième place à Civray au Trophée Madiot, David Giraud m’a appelé pour que je vienne faire des tests. Seulement, le week end d’avant, je suis tombé donc je n’ai pas pu allé faire les tests. Du coup, David m’a envoyé des pédales avec des capteurs de puissance pour qu’il puisse analyser mes watts. Dans l’intervalle, j’ai fait deuxième à la SportBreizh cadet et j’ai reçu un appel de Alexandre Chenivesse. Il m’a dit qu’il avait une nouvelle à m’annoncer. Alors je pensais qu’il allait me dire que mes tests n’était pas bon et que je n’étais pas retenu. Mais au final il m’a dit que j’étais pris ! Je n’y croyais pas, j’ai crié de joie dans ma maison.

Des idoles britanniques 

Concernant ses idoles, Maximilian garde un fort penchant britannique. “ Je suis fan de Lizzie Deignan, elle m’a mis des étoiles plein les yeux, en 2017, quand elle était championne du monde. Elle était venu courir le grand prix de Plouay que j’étais allé voir en bon breton. Avant la course je lui ai parlé en anglais, on a discuté rapidement et elle m’a donné son bidon. Après la course, qu’elle a remportée, je l’ai revue et je lui ai demandé son dossard. Et finalement elle m’a donné son maillot de championne du monde, j’étais super content. Sinon, j’aime beaucoup Chris Froome et Geraint Thomas, ce sont des modèles pour les jeunes britanniques comme moi.